Restos du Coeur Oise Sortie Le Bourget
Copie d'un article publié sur le blog des Restos du Coeur de l'Oise le 2 avril 2011
Sortie parisienne cette année pour 45 personnes accueillies lors de la dernière campagne d'hiver dans les centres de Bury et de Bresles, une occasion de se sortir des vicissitudes du quotidien et de faire du tourisme et du culturel comme tout le monde, en compagnie de 7 bénévoles ravis de faire partie du voyage.
Deux temps forts ont marqué cette journée; l'après-midi a permis de découvrir nombre des plus beaux monuments de Paris, d'abord depuis un confortable car de tourisme, puis depuis la Seine, lors d'une croisière en Bateaux-Mouches.
La matinée a été consacrée à la visite du très beau Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, le plus ancien musée aéronautique du monde...
Nous sommes montés à bord d'avions prestigieux,
comme le Concorde, aux lignes superbement épurées
Son profilé et la vision que l'on en a vu de dessous permettent de comprendre qu'il ait pu voler à très grande vitesse...
La cabine de pilotage semble plutôt étroite mais l'essentiel y est concentré,
la cabine passagers n'est pas immense non plus, mais visiblement confortable;
son atout majeur était bien évidemment sa capacité de voler à deux fois la vitesse du son (environ 2450 km/h) d'où forcément un fuselage relativement étroit.
En fait, sur place, on monte à bord de deux avions Concorde, dont l'un, "écorché", permet de compléter l'appréciation que l'on peut s'en faire.
Autre avion à bord duquel nous avons pu monter, complètement différent, lourdement chargé d'histoire; le Douglas DC-3, nommé Dakota dans sa version militaire.
Sa cabine de pilotage est autrement plus rustique et spartiate que celle du Concorde
Le Dakota a joué un rôle crucial lors de la seconde guerre mondiale, notamment lors des opérations de débarquement.
Ainsi, 950 d'entre eux ont largué
15000 parachutistes anglo-américains sur le Cotentin dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ils ont eu pour objectif de désorganiser les arrières des lignes allemandes.
Un enregistrement sonore d'époque situé à l'intérieur de l'appareil est particulièrement troublant; restituant un univers rempli du fracas des bruits de l'appareil, de déflagrations en tous genres, des ordres et recommandations militaires hurlés dans la cabine avant le grand saut, il permet de concevoir l'enfer qu'ont du connaître ces vaillants soldats.
La cabine "passagers" est réduite au strict minimum; il s'agit d'embarquer le plus grand nombre de paras et leur confort n'est pas la priorité, on le comprend aisément...
Dernier appareil que nous avons pu côtoyer de l'intérieur, le Super Frelon, affecté aux opérations de sauvetage en mer.
Ce musée est vraiment bien conçu et particulièrement ludique; on peut y trouver toutes les informations utiles et intéressantes sur ce qui est exposé, et parfois comme ici, une vidéo est là pour satisfaire les curiosités les plus aigües...
Dommage pour nous, le Boeing 747 n'était pas accessible à la visite; pour des raisons de sécurité, fondamentales en aéronautique, il était "cloué au sol" pour maintenance...
Sans être féru ou passionné d'aéronautique, il y en a pour tous les goûts :
- les amateurs de belles mécaniques apprécient ces moteurs en "écorché", accompagnés bien sûr des infos techniques correspondantes
- même si l'on n'a pas spécialement la fibre militaire, difficile de ne pas s'arrêter devant ces épures d'avions de chasse, 
. comme ce Mirage III
. ou ce Mirage 2000.
Retour à l'aviation civile avec ce bien bel oiseau blanc
ou cet autre qui marque les tout débuts de l'aviation; bien téméraires ces pionniers !
D'ailleurs, à voir leur biographie, force est de constater que la plupart de ces pionniers de l'aviation sont morts plutôt jeunes,
comme Antoine de Saint-Exupéry, héros de l'aéropostale avec bien d'autres, auteur de ce formidable roman à succés, le Petit Prince...
Un hall immense est dédié à l'aventure spaciale
Tout ou presque y est décrit ou rappelé, comme évidemment les premiers pas de l'homme sur la lune, Neil Armstrong, le 21 juillet 1969; des maquettes des plus grands lanceurs sont exposées sur le tarmac, à l'extérieur, ainsi que nombre d'appareils, tant civils que militaires.
Les vastes halls d'exposition sont plutôt bien mis en scène, parfois mêmes un peu "fouillis" en raison d'une certaine profusion, mais ils sont toujours intéressants.
Un espace est réservé aux maquettes réduites, comme ce porte-avions
et l'art n'est pas en reste, de nombreuses vitrines le mettent bien en valeur...
On y trouve en bonne place, et c'est bien naturel, Icare et son rêve mythique de voler, comme le font les oiseaux...
ou ce bas-relief, en allégorie à l'aviation.
On peut juste regretter que ce musée, témoin d'une extrème ingéniosité, n'ait pas réussi à rendre le temps "élastique"; en effet, il renferme tant et tant d'objets, d'espaces, de documents et de choses dignes d'intérêt qu'il faudrait y passer des heures, lesquelles défilent sans que l'on s'en rende compte !
Pour compléter la visite virtuelle, on pourra aller directement sur le site officiel du musée qu'on trouvera i c i .
Ainsi s'achève la première partie de cette sortie "parisienne", la visite de ce musée a eu l'air de plaire à tous, c'était de bonne augure pour la suite, la Croisière sur la Seine en Bateaux-Mouches...
Si cette édition 2011 a vu le jour, c'est parce que celle de 2010, Versailles, une sortie royale pour Bury s'était révélée concluante et avait recueilli beaucoup d'intérêt, l'expérience se devait donc de se prolonger...
Photos réalisées ce mercredi 30 mars 2011 (toutes visibles en grand par un clic ou deux).












